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EURODRIVE Le guide Eurodrive
Le terme du voyage pour des millions de pèlerins.
Saint-Jacques-de-Compostelle est une ville d'arrivées. Depuis mille ans, les pèlerins y marchent pour se tenir devant sa grande cathédrale, et l'on ressent dans ses rues de granit polies par la pluie comme une fin de voyage. Mais pour qui prend la route, c'est l'inverse — un commencement. La Galice verte et sauvage, avec ses rías, ses fruits de mer et sa côte atlantique spectaculaire, s'ouvre dans toutes les directions. Voici comment en profiter.
Faire le plein près du centre de livraison. Si vous n'avez pas pris l'option « plein » à la livraison, vous pouvez faire le plein juste à côté — aucune obligation de rendre la voiture pleine. La station la plus pratique est Galuresa Tambre, Rúa Vía Edison, en plein cœur de la zone industrielle du Tambre où se trouve votre centre, ouverte tous les jours de 7 h à 23 h. À deux pas, Staroil Santiago, dans la même zone, est une autre valeur sûre, avec un café pour un expresso et une part de tortilla avant de prendre la route.
Rejoindre le centre-ville. Santiago est une ville compacte : le centre historique est à 10-15 minutes de voiture du Tambre, et parfaitement fléché. La vieille ville étant presque entièrement piétonne, laissez la voiture dans l'un des parkings de sa périphérie — celui de Xoán XXIII, au pied de la cathédrale, est le plus commode.
Où passer la première nuit. Dormez près de la Praza do Obradoiro pour vous réveiller face à la cathédrale, ou dans les ruelles de la vieille ville, dont les arcades de granit (les soportais) vous abritent du fameux crachin galicien, l'orballo.
Votre véhicule. Votre Renault neuve vous attend au centre de livraison du Tambre, prête pour la Galice ; tout est déjà réglé grâce à la formule Transit Temporaire, pensée pour prendre le volant l'esprit tranquille.
La grande place devant la cathédrale.
La cathédrale et la Praza do Obradoiro. Cœur battant de la ville et terme du Camino, la cathédrale déploie sa façade baroque du Obradoiro au-dessus de l'immense place du même nom. À l'intérieur, le Pórtico da Gloria, chef-d'œuvre roman restauré, et — les jours de grande affluence — le botafumeiro, l'encensoir géant que huit hommes font voler sous la nef à la messe des pèlerins. Faites le tour de l'édifice par ses quatre places : Obradoiro, Praterías, Quintana et Inmaculada.
La vieille ville. Classée au patrimoine mondial de l'UNESCO, c'est un dédale de rues de granit luisant, d'églises et de placettes. Suivez la Rúa do Franco et la Rúa da Raíña, laissez-vous porter jusqu'à la Praza da Quintana et ses marches, et flânez sous les arcades sans carte — c'est la meilleure façon de sentir la ville.
L'Alameda et les belvédères. Le parc de l'Alameda, avec sa chênaie de Santa Susana et la statue des Duas Marías, offre LA vue carte postale sur les tours de la cathédrale — surtout en fin de journée, quand le granit se dore.
La Cité de la Culture. Sur le mont Gaiás, au-dessus de la ville, la Cidade da Cultura de Galicia dessinée par Peter Eisenman étonne par son architecture ondulante et ses vues ; en centre-ville, le Musée des Pèlerinages raconte mille ans de Camino.
La Galice dans l'assiette.
Le Mercado de Abastos. Après la cathédrale, c'est le lieu le plus visité de la ville — et pour cause. Sous ses halles de pierre, on achète poissons, coquillages et légumes du jour ; à certains étals, on vous cuisine sur place ce que vous venez de choisir. Allez-y le matin, l'ambiance vaut à elle seule le détour.
Les spécialités galiciennes. Le pulpo á feira (poulpe au paprika servi sur une planche de bois), les pementos de Padrón (« certains piquent, d'autres pas »), l'empanada galicienne, les percebes (pouces-pieds) et les zamburiñas se dégustent avec un verre d'Albariño ou de Ribeiro bien frais. En dessert, l'incontournable Tarta de Santiago, gâteau aux amandes frappé de la croix de l'apôtre.
Où manger. Les rues do Franco et da Raíña, en plein cœur historique, alignent bars à tapas et casas de comidas. Terminez par un licor café ou un orujo maison — la tournée galicienne par excellence.
Jadis le bout du monde connu.
La Galice récompense le conducteur curieux, et tout part de Santiago. À l'ouest, les Rías Baixas serpentent vers l'Atlantique : Cambados, capitale de l'Albariño, Pontevedra et sa vieille ville élégante, les plages d'O Grove et l'île de La Toja. Plus au nord-ouest s'étire la Costa da Morte, sauvage et découpée, jusqu'à Fisterra (Finisterre), longtemps tenu pour le bout du monde. Au nord, La Corogne veille sur l'Atlantique avec sa Tour d'Hercule, phare romain classé ; à l'intérieur, la Ribeira Sacra et ses canyons du Sil, tapissés de vignes en terrasses et jalonnés de monastères.
La boucle idéale du premier jour. Quittez Santiago par l'AG-56 vers Fisterra, kilomètre 0 du Camino ; montez au phare, face à l'océan « à la fin des terres ». Remontez ensuite la Costa da Morte jusqu'à Muxía et son sanctuaire de la Virxe da Barca, posé sur les rochers battus par les vagues, puis rentrez par Camariñas, réputée pour sa dentelle aux fuseaux : environ 200 km qui condensent toute la Galice atlantique en une journée.
Les douces vallées noyées de Galice.
Si la Galice est si verte, c'est qu'il y pleut : le climat est océanique, doux et humide, et Santiago l'une des villes les plus arrosées d'Espagne. Emportez toujours une veste imperméable, en toute saison.
L'été (juillet-août) est la période la plus douce et la plus sèche, autour de 25 °C — et la plus animée : le 24 juillet, les Fogos do Apóstolo embrasent la façade de la cathédrale en un grand spectacle de lumière et de feu, veille de la Saint-Jacques. Le printemps et le début de l'automne offrent une Galice éclatante de vert, moins de monde et une météo changeante — parfaits pour la route. L'hiver est doux sur la côte mais pluvieux ; les reliefs de l'intérieur (O Courel, Os Ancares) peuvent voir la neige, mais les itinéraires côtiers décrits ici ne demandent aucun équipement particulier. Les années saintes (Anos Santos), quand la Saint-Jacques tombe un dimanche, attirent une foule de pèlerins supplémentaire.
Péages : l'AP-9, qui relie La Corogne, Santiago, Pontevedra et Vigo, est payante, tout comme l'AP-53 vers Ourense ; la plupart des autovías (A-52, A-54…) sont en revanche gratuites. Gardez une carte bancaire à portée de main pour les barrières.
Limitations : 120 km/h sur autoroute et autovía, 90 sur route conventionnelle, 30 à 50 en ville.
Carburant : « gasolina » (95/98) pour l'essence, « gasóleo » ou « diésel » pour le gazole.
Zones à faibles émissions : plusieurs villes galiciennes (Santiago, La Corogne, Vigo, Pontevedra) mettent en place une ZBE. Ces restrictions visent d'abord les véhicules les plus anciens et les plus polluants ; votre Renault neuve répond aux normes environnementales les plus récentes. Comme la vieille ville se visite à pied et que vous vous garerez en périphérie, la ZBE ne vous concernera guère — vérifiez toutefois la signalisation si vous comptez rouler dans une zone centrale réglementée.
Note locale : les routes galiciennes sont souvent humides et sinueuses — prévoyez du temps et conduisez en souplesse sur les itinéraires côtiers.
Temps indicatifs en voiture au départ du centre de livraison.
Saint-Jacques-de-Compostelle : là où finit le Camino et où commence la Galice
Réserver votre véhiculePhotos : Luis Miguel Bugallo Sánchez (CC BY-SA 3.0) · Luis Miguel Bugallo Sánchez (CC BY-SA 4.0) · Juan Emilio Prades Bel (CC BY-SA 4.0) · Gabriele from Roma, Italy (CC BY 2.0) · Tevfik Teker (CC BY 3.0) — Wikimedia Commons.